2025 - Théâtre

Passé Composé

Un spectacle à mi-chemin entre réel et fiction, entre la mémoire et l’oubli. Invitant à marcher dans les pas d’un personnage en quête de ce qui le précède et ce qui lui échappe, Tout semble appartenir à une vie qu’on devine mais qui ne se livre jamais. Une mémoire lacunaire à travers laquelle se joue un effort de reconstruction; pas de faits, mais de sensations, de gestes, de transmissions silencieuses.

Un récit suggéré plutôt qu’affirmé, incomplet, obstiné. Ce n’est pas une narration mais un déplacement, une immersion dans une mémoire qui ne nous appartient pas, mais qui pourrait.

Passé Composé trouve son inspiration dans des matériaux épistolaires datant du début des années 1970 entre Ahmed, jeune Marocain,18 ans et Anne-Marie, une jeune Française du même âge. Le projet est né d’une enquête sensible menée sur les pas d’un personnage, pour revivre ses réflexions, marcher dans ses hésitations, et peut-être, à travers lui, pressentir l’origine d’un soi. Il interroge l’idée qu’un héritage lointain, un geste ancestral, transmis sans mots, situé bien avant nous, puisse résonner jusqu’à aujourd’hui.

Ali Lamaadli

Photo©YanakLopez

Ali Lamaadli, artiste multidisciplinaire né en 1996 à Casablanca et basé à Genève, débute son parcours artistique au théâtre à la suite de sa rencontre avec le metteur en scène Ghassan El Hakim et d’autres artistes marocains.

En 2016, il cofonde à Casablanca la compagnie JAA (Jouk Attamthil Al Bidaoui) sous la direction de Ghassan El Hakim et participe à plusieurs créations, dont le spectacle Kabareh Cheikhats.

En 2019, il intègre La Manufacture – Haute école des arts de la scène à Lausanne, où il obtient en 2022 un Bachelor en théâtre. La même année, il est engagé comme assistant HES pour l’accompagnement et la recherche artistique à La Manufacture, et joue dans Ping-Pong de Sahar Sulimane au Grand Théâtre de Genève.

En 2023, il participe à Cheikhats – A Ritual Beyond Binary Thinking! d’Adelheid Roosen au Meervaart dans le cadre du festival Julidans à Amsterdam, et joue dans Machine1 de Sahar Sulimane au Théâtre Am Stram Gram.

En 2024, il explore de nouvelles dimensions performatives avec Hammam Electric, présenté au Rocking Chair et au Kilbi Festival, et collabore avec Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre sur Les Lasagnes de la Nonna au Théâtre de Vidy.

En 2025, il poursuit parallèlement son travail d’interprète aux côtés du chorégraphe Loïc Touzé dans le solo Ali danse sans effort, présenté au Festival de la Bâtie à Genève, ainsi que dans Cinq jours en mars, mis en scène par Nadim Ahmed au Théâtre du Loup.

Il reçoit le Prix Premio pour son projet Passé Composé dont la première est prévue pour la saison 2025-2026 au Théâtre de l’Usine. L’idée de Passé Composé provient de lettres retrouvées par hasard dans un vieux
dossier de photos de famille, niché dans les recoins d’un grenier. Ce projet est également nourri par les questions identitaires qui habitent l’artiste, notamment depuis son déplacement en Suisse pour ses études : une expérience de déracinement ayant suscité une réflexion profonde sur l’identité, la mémoire et l’appartenance. Ces interrogations se traduisent sur scène par le partage d’histoires simples, invitant à explorer d’autres récits et d’autres manières de penser.

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