Fondation Engelberts pour les arts et la culture

Récemment : Anne Schwaller

Anne Schwaller

Présentation

Avant de s’intĂ©resser au théâtre, Anne Schwaller suit une formation de pianiste au Conservatoire de Fribourg. Elle dĂ©couvre le théâtre en 1998 avec la troupe du Collège Saint-Michel, dirigĂ©e par Anne Dumas. Elle commence sa formation en Belgique, Ă  l’Institut des Arts de Diffusion (IAD), puis la termine Ă  Lausanne Ă  La Manufacture (HETSR), sous la direction d’ Yves Beaunesne. DiplĂ´mĂ©e en 2007, elle fait la rencontre de Gisèle Sallin, directrice du Théâtre des Osses la mĂŞme annĂ©e. Durant six saisons, elle travaillera activement avec la troupe du Théâtre des Osses Ă  Givisiez, non seulement sur scène mais aussi autour de la scène, en s’investissant dans tous les corps de mĂ©tiers qui
forment un théâtre. En 2008, elle interprète Anna dans Les Bas-fonds de Maxime Gorki et en 2009, Antigone dans Jocaste Reine de Nancy Huston. A l’automne 2011, elle joue le rôle titre dans la pièce Marie Impie, de Denise Gouverneur, En 2013, elle joue Cécile dans Les deux timides d’Eugène Labiche et participe à la création du dernier spectacle de Gisèle Sallin au théâtre des Osses, Rideau !

En savoir plus: Sa biographie

Anne Schwaller - Claudel(s)

Projet soutenu

Claudel(s)

Nous sommes en 1950, Paul Claudel, 80 ans, Ă©crivain, poète, acadĂ©micien respectĂ©, est Ă  son bureau, plongĂ© dans ses souvenirs de vieil homme, en train d’Ă©crire l’unique texte au sujet de sa sĹ“ur « Ma sĹ“ur Camille ». Et voilĂ  que pendant l’écriture, les souvenirs de sa soeur prennent vie.
Camille Claudel, sculptrice, statuaire, artiste peintre, femme passionnĂ©e au destin brisĂ©, est morte depuis 8 ans dans l’asile d’aliĂ©nĂ© de Montdevergues , oĂą sa mère et son frère l’ont faite enfermer jusqu’à la fin de sa vie.
Et une voix résonne dans la tête du vieil homme. «  Mon petit Paul », chuchote sa soeur. « Mon petit Paul », les derniers mots que Camille Claudel, mourante, lui adressa depuis son misérable lit en fer de sa prison de folles.
« Mon petit Paul » comme un appel, une supplique sans haine venue du fond de l’oubli.
Comment Camille, cette femme talentueuse, dĂ©terminĂ©e, ce gĂ©nie si en avance sur son temps, a-t-elle pu survivre Ă  33 ans d’internement forcĂ©, elle qui n’a plus jamais créé ?
Comment Paul, cet homme brillant, père de quatre enfants, mari, grand-père, diplomate, Ă©crivain, poète et dramaturge, a-t-il pu vivre avec cette dĂ©cision d’enfermer sa sĹ“ur Ă  vie, mĂŞme après le dĂ©cès de leur mère, lui qui ne cessera jamais de s’adonner Ă  l’Ă©criture ?
Paul Claudel mourra trois ans après la publication de « Ma sœur Camille ».
Elle, la soeur, lui le frère, peuvent-il trouver la paix avant la mort du dernier d’entre eux ?

 

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