Fondation Engelberts pour les arts et la culture

Adrien Jutard

Adrien Jutard

Présentation

Adrien Jutard est né à Bourbon l’Archambault (France) en 1979. Après des études à Clermont-Ferrand et Lyon, il est diplômé de l’Ecole supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg. Une formation complémentaire (Assenza Malschule à Münchenstein) le voit s’installer dans la région bâloise, à Dornach, où il vit et travaille aujourd’hui. Peintre, graveur et sculpteur impliqué dans la scène artistique locale (visarte Jura), il expose régulièrement dans la région (Jura, Bâle, Soleure, canton qui le distingue d’un prix en 2011). Ses projets les plus récents sont deux commandes de plusieurs sculptures monumentales en extérieur à Uster (ZH) qu’il a inauguré le 5 septembre 2014, ainsi qu’un rond-point en cours d’élaboration à Chevenez, dans les environs de Porrentruy (Jura). Il est en outre directeur artistique de la Balade de Séprais (Jura).

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Adrien Jutard-Superfaces

Projet soutenu

Superfaces exposition du 3 mars au 2 juin 2016 dans l’espace du Cabanon, Ă  l’Unil

Projet proposé en collaboration entre le commissaire Yves Guignard et l’artiste Adrien Jutard

L’exposition du semestre de printemps du Cabanon de l’UNIL est dédiée au travail d’Adrien Jutard. Son travail explore l’emprisonnement de pigments purs entre différentes couches de résines, que ce soit sur des plaques d’aluminium, des panneaux de bois ou des formes tridimensionnelles en carbone. Son style perpétue ainsi énergiquement l’expressionnisme abstrait tout en le renouvelant grâce aux potentialités de matériaux novateurs. Gestuel dans la création de ses champs colorés, Jutard leurs confèrent densité et profondeur. Fort d’une technique très coloriste, il n’en met pas moins à contribution un talent de dessinateur, de créateur de formes, pour donner corps au tableau, grâce à des structures ovoïdes, cellulaires ou, plus récemment, des formes ogivales ou à arc plein cintre – hommage à l’art translucide et lumineux du vitrail.

Dans l’espace du Cabanon, l’artiste déploie l’éventail de son activité en proposant d’abord des tableaux contre un mur, selon une tradition qui remonte à la Renaissance, tels des fenêtres qui le percent (le traité fondateur de cette conception De Pictura de L. B. Alberti date de 1435). Du tableau espace d’illusion, on glisse ensuite vers la surface peinte, formatée en fonction de et intégrée à l’architecture, offrant une tout autre résonance à l’espace. Enfin, la même surface peinte se plie, se tord, se déforme et, disposée dans la troisième dimension, elle devient sculpture. Ce dialogue entre technique et tradition interroge notre rapport à la surface, au « superficiel » d’un tableau, nous amenant à y confronter notre définition de l’art.

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